Il est utile, pour installer le contexte, de rappeler brièvement quelques notions liées aux ponts thermiques : c’est ce à quoi nous nous attachons dans cette partie.
Selon la norme EN ISO 10211-1, un pont thermique correspond à une partie de l’enveloppe d’un bâtiment où la résistance thermique, par ailleurs uniforme, est modifiée de façon sensible par :
et/ou
et/ou
Un pont thermique ou sa valeur Ψ est influencé par deux types de contraintes :
On distingue selon la forme, les ponts thermiques dits «linéaires» (Ψ) qui se développent sur une longueur et les ponts thermiques dits « ponctuels » (χ) qui eux, se réfèrent à un point. Longtemps, ces points faibles du bâtiment ont été négligés, mais à présent et par le biais de la réglementation PEB notamment, il est obligatoire de les prendre en compte.
Considérer des valeurs par défaut (normes ou catalogues de ponts thermiques). Les valeurs seront plus défavorables que celles celles calculées via un logiciel ;
Simuler les détails dans un logiciel de calcul (validé par les normes européennes).
Dans la PEB, il faut d’abord choisir la méthode de prise en compte (option A, B ou C) dans l’onglet « volume protégé », ensuite, le type de pont thermique (linéaire ou ponctuel), et enfin, encoder les valeurs Ψ ou χ.
Dans le PHPP, les valeurs Ψ et χ sont à encoder dans l’onglet « surfaces » à partir de la ligne 143 (PHPP2007) ou 144 (PHPP 8.5).
Différentes solutions s’offrent alors au concepteur :
- Les ponts thermiques constructifs et géométriques
- Les risques potentiels
- Le facteur de température
- Les réglementations PEB
- Les normes
- L’encodage d’un pont thermique dans le PHPP
- Le calcul du psi de mise en oeuvre des châssis
- PT sol – cave chauffée et dalle de sol enterrée
- La pénétration, totale ou partielle, de l’enveloppe du bâtiment par des matériaux ayant une conductivité thermique différente
- Un changement dans l’épaisseur de la structure
- Une différence entre les structures, intérieures et extérieures, comme il s’en produit aux liaisons paroi/plancher/plafond. »
- Les contraintes constructives : les endroits où la continuité de l’isolant n’a pas été respectée. L’isolant étant localement absent, le flux de chaleur est sensiblement plus dense. Il est également possible de rencontrer une réduction de l’épaisseur de l’isolant (au droit d’une descente d’eaux pluviales encastrée par exemple).
- Les contraintes géométriques : ponts thermiques dus à la forme de l’enveloppe du bâtiment. Le pont thermique est alors considéré comme une correction de l’évaluation des déperditions du bâtiment par la somme des déperditions des surfaces de ce bâtiment. En effet, deux parois encodées (par une valeur U et une surface) ne répondent pas à la réalité bidimensionnelle (à savoir la jonction entre les deux parois où le flux n’est pas comparable). Dans certains cas, les déperditions déjà considérées lors du calcul surfacique peuvent être plus importantes que les déperditions réelles (principalement lors de la gestion des angles sortants).