Ponts thermiques

Les ponts thermiques, ces fameux points faibles de l’enveloppe d’un bâtiment, sont bien souvent la bête noire de l’architecte. Ils ont pourtant une importance capitale dans la conception d’un bâtiment passif et leur prise en compte sera bientôt obligatoire également pour un bâtiment « classique » dans le cadre de la Performance Energétique des Bâtiments.

On conçoit le bâtiment en ayant bien en tête que leur présence n’est pas souhaitable, on s’arrache les cheveux pour les rendre inexistant, on trouve des subterfuges pour les supprimer, mais dans certains cas, rien à faire, ils sont inévitables… On redessine alors différemment quinze fois le même détail dans le but de minimiser le plus possible l’impact du pont thermique… sans oublier les autres impératifs que sont la stabilité, l’étanchéité à l’eau, l’acoustique etc. Quand enfin on trouve une solution acceptable à tout point de vue, il s’agit de donner une valeur chiffrée à ce pont thermique pour pouvoir l’intégrer dans le calcul PHPP. On peut bien entendu se baser sur les valeurs par défaut de la norme mais ces valeurs, comme toutes valeurs par défaut sont loin d’être favorables… Pour se rapprocher un peu de la réalité, on peut prendre en compte des valeurs issues de catalogues de ponts thermiques. Mais les catalogues aussi ont leurs limites. Le raccord qui nous occupe n’y figurera pas forcément et quand bien même il y serait présent, la valeur proposée resterait plus pénalisante que la valeur précise. Pour coller au mieux à la réalité, rien de tel donc qu’un calcul précis de la valeur du pont thermique du raccord problématique.